__Fifi-Larna édit.de la Trincade______________________ La page personnelle d'André Fizames__________________

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HISTOIRE  DE  LARNAGOL .................................

" Au  VIIème  siècle, sous l'épiscopat de  Saint Didier,  Lapopie,  Calvignac et Larnagol  étaient déjà un ancien fief de Cahors. "
( Lacoste, Histoire générale du Quercy. 1.232. Fouilhac. Chronique locale )

Puis à partir du XIII ° siècle :     LARNAGOL AUX CARDAILLAC ou de BARASC
                                         LES  SIRES  de  PUYCORNET
                                         Vente  au  sieur  d'Adine  de  AUTESERRE
                                         LARNAGOL  à  la  maison  de  CAZILLAC
                                         Passage  à  la  famille  de LAPORTE   ---------------    Retour au menu histoire

LARNAGOL AUX de CARDAILLAC ou de BARASC.

" Le 1er avril 1215, à Lavaur, Bertrand de Cardaillac hommage le château de Larnagol, ainsi que la forteresse de Sénergues en Rouergue, à Simon de Montfort. " ( Lacoste II 182 )
Bertrand de Larnagol et sa femme Cécile ou Sibylle donnent en 1234 à Lacapelle-Livron des biens sur le chemin de Caylis à Parizot (Moulinez [ ?]- II - P 35). Il possédait des terres qui furent l'objet d'un arbitrage entre Déodat de Barasc et les consuls de Cajarc (Arch. Cajarc DD 6).
Galhard de Larnagol donnait en juillet 1255 à Bertrand de Cardaillac tous ses biens (Pap. Pre Gary - Inventaire St-Cirq la Popie). On trouve dans la correspondance d'Al. de Poitiers que Galhard de Darnagol, chevalier, avait vendu le lieu de Durestal (Marcilhac) qu'il tenait en foi et hommage de Déodat de Barasc à Bertrand de Cardaillac qui refusa  l'hommage et dont le fils Bertrand hérita de Durestal. Lettre du comte pour faire une enquête au sujet de la  juridiction (n° 1450) - Déodat de Barsac se plaignait encore que les gens du roi d'Angleterre s'efforçaient de prendre pied dans les appartenances du castrum de Darnagol, au préjudice du comte et du chevalier. Le premier demande  une enquête pour savoir si ce castrum, avec ses appartenances, est de son fief ; si oui, il ne faut pas tolérer les empiétements mais défendre  le castrum  par tous les moyens de droit (n° 1451).
En  1259, hommageaient au comte Alfonse de Poitiers  Dorde (Dieudonné) de Barasc, pour le lieu de Cabrerets ( et pour Larnagol) ; Hugues de Cardaillac, coseigneur de Saint-Cirq-La-Popie, pour la villa de Vialoles et de Saint-Hilaire (de Valmayre ) (ce n'est sans doute que la directe. Ar. Nat. JJ 11 )
Dans l'acte d'assignation de revenus au roi d'Angleterre sur certaines terres ou ressorts de juridiction en Quercy (1287), on trouve le ressort dans la baronnie de feu  Raymond de Barasc, où se trouve la villa de Cabrairets ; et le ressort dans la baronnie du chevalier Bertrand de Cardaillac, où se trouve la villa de Vialloles
Entre ces deux dates, il y eut des difficultés assez grandes entre Dorde Barasc II et Bertrand de Cardaillac, que nous fait connaître la correspondance d'Alphonse de Poitiers. Dorde se  plaint que Bertrand de Cardaillac a ruiné son moulin de Cabrerets  et refuse de lui rendre hommage pour le tènement de Durestat, sur le Célé, qu'il a acheté de Galhard de Larnagol, chevalier,lequel le tenait des Barasc en hommage de fidélité. Les fils de Bertrand, Géraud de Cardaillac et son frère Bertrand, ont achevé la destruction du moulin, de ce moulin qui est dans les appartenances du château de Cabrerets que les Barasc en hommage tenaient du comte de Toulouse.
Le comte fit faire une enquête dont nous ne connaissons pas le résultat ; mais tout s'arrangea  par la cession faite à Raymond de Barasc du château de Cabrerets, et enfin par le mariage d'Hélène,  fille de Raymond, avec un Cardaillac-Bioule.
" Dans l'acte d'assise de la rente accordée au roi d'Angleterre, en attendant le règlement du traité de1259, nous lisons : " le ressort dans la baronnie de feu Raymond de Barasc,où il y a Cabrerets, et le castrum de Larnagol, mais on ne comprend pas dans ce lieu de Larnagol  les villas de la Toulzanie, St Martin de  lasufficiensa (labouval) et Senebrières. [ Lacoste, II, 375, a fait ici un contre-sens.]"
(Monographies des paroisses de la région Vers-Lot-Célé ; Chanoine  Edmond  ALBE )
" En 1249, Dorde, vicomte de Calvignac, est parmi ceux qui prêtent serment de fidélité entre les mains des commissaires de la reine Blanche (Lacoste, II, p. 273), et en 1259, il prête serment effectif au comte Alphonse de Poitiers. Ce nom de Dorde (Déodat, Dieudonné ) revient très souvent dans la famille. Ce doit être en effet un autre Dorde qui fait en 1280, avec  noble  Hugues de la Roque, fils de Fortanier de Gourdon, un compromis auquel  prend part de son côté  Hugues de Cardaillac Brengues. C'est  sous l'un des deux que se place (1267) une plainte de Dorde Barasc au comte Alphonse de ce que le sénéchal a condamné ses sergents à  20 livres d'amende pour avoir porté les armes dans les dépendances du castrum de Calvignac. Il disait en avoir le droit (n° 199) ; ce qui semble indiquer qu'il s'agissait du village de Neule (près Larnagol, et jadis paroisse ) qui appartenait en effet au vicomte, ainsi que le montrent divers hommages à l'évêque de Cahors
(Arch. Lot G1 ). "   (Monographies des paroisses de la région Vers-Lot-Célé ; Chanoine Edmond ALBE)
" Les seigneurs de  Calvignac deviennent  seigneurs de Larnagol  au  XIVè  siècle. En 1329, Déodat de Calvignac hommage à l'évêque pour Neule -voir Ar. Lot, F 259G'.
" Dorde V (de Calvignac ) , que nous trouvons en  1359 et 1362, doit être le fils de Guillaume. Il prit avec les seigneurs du Quercy une part  importante à la guerre et eut,  pour sa part de la gratification qui leur fut  accordée  par le lieutenant du roi, la somme de cent écus d'or. Il en donnait quittance le 6 mai 1359. Mais il profitait de la guerre pour  rançonner ou même piller  les marchands qui suivaient le cours de la rivière. Les deux côtés  lui appartenaient, puisqu'il tenait  Neules et même  Larnagol  (à cette date ) d'un côté et Calvignac de l'autre. Il enleva  une grosse quantité de blé que des marchands de Cahors apportaient  par eau. Les consuls réclamèrent dix mille livres de dommages et intérêts. Par acte du 13 nov. 1361, le vicomte s'engagea à  régler la chose à  l'amiable avec eux. Et la chose fut réglée à son avantage : il promit d'être  bon voisin, de laisser libre passage aux marchands de Cahors par eau et  par terre, et les consuls lui firent remise de ce qu'ils lui réclamaient.Nous supposons qu'il avait rendu le blé (Arch. Munic. De Cahors,BB 13 et 14 ). "
Sa fille, unique héritière, épousa Raymond de Caussade, seigneur de Puycornet, d'une famille qui disait au  temps d'Alphonse de Poitiers, se rattacher aux Durfort (correspondance,n° 1230). Ce nom de Raymond est fréquent dans cette famille.En 1375, Raymond II de Caussade donnait à fief, au nom de sa mère,vicomtesse de Calvignac (Elle est mentionnée dans les registres de Cajarc comme donnant des avertissements à la ville sur l'approche des Anglais (1367). Nous appelons son fils Raymond II, comme étant le second Raymond de Caussade, seigneur de Calvignac.) , les terres de Calvignac et  recevait les reconnaissances des feudataires (En 1377, il hommageait à  l'abbé de Moissac pour le château de Durfort). Notes Foulhiac  (Bibl. Cahors, mn 59 ).
Raymond II est connu dans l'histoire du Quercy  sous le nom de sire de Puycornet : il joue un rôle important dans la guerre de Cent ans, surtout parce qu'il tenait fortement le passage du Lot par  Calvignac et  Larnagol.
Son fils Jean de Caussade ou de Puycornet fut également un combattant remarquable. "
(Monographies des paroisses de la région Vers-Lot-Célé ; Chanoine Edmond ALBE)  ---------------   Retour au plan

LES  SIRES  de PUYCORNET

Famille de Caussade de Puycornet - succède aux  vicomtes de Calvignac par mariage de Raymond de Caussade avec la  soeur de Gme de Calvignac (1350). En 1391, Rd de Caussade hommage à l'évêque de Cahors pour Neule (Ar. Lot,g'). Les de Caussade le gardent  jusqu'au  XVIè  siècle. "
(Monographies des paroisses de la région Vers-Lot-Célé ; Chanoine  Edmond  ALBE )
" Au  XIVème  siècle, Dorde  ou  Dieudonné de Calvignac, vicomte de Calvignac et de Larnagol, dernier représentant d'une ancienne Maison distinguée que l'église de Cahors avait investi du fief de Calvignac depuis plus de 400 ans, marie sa fille ,unique héritière, à Raymond Ier de Caussade, seigneur de Puycornet, fils de Ratier de Caussade , seigneur de Puycornet qui vivait en  1305.  Cedernier avait vendu vers 1276 la baronnie de Caussade , à  Archambaud IV, comte de Périgord. Du mariage de Raymond I , naquit  un fils Raymond II qui devint chambellan du duc de Berri, et qui fut surtout  connu sous le nom de Sire de Puycornet, nom qu'il illustra en combattant  pendant  plus de40 ans, contre les Anglais pour le Roi de France et en faisant mettre en état de défense les châteaux de Calvignac et de Larnagol notamment en 1352, 1369 et 1377. " (Lacoste III ,137, 209,260 )
" Ce même Raymond, fit en 1375 de nouveaux  baux à fief au nom de sa mère, dans sa vicomté de Calvignac et de Larnagol. Il mourut en 1385. " (Lacoste III, 84. De Montque. LesSires de Puycornet. 147, 17 . Abbé Albe la maison d'Hébrard.205 . Calabert et Besens la ville de Caussade .32 )
" Sous Raymond III de Caussade, la garnison anglaise de Larroque-Toirac sortit pour se porter, en avril 1390, sur Calvignac et  Larnagol, elle y fut vigoureusement  repoussée par les soldats du sire de Puycornet. " (Lacoste III,297. De Montque, 28 )
" L'année suivante, Raymond III de Caussade, écuyer, seigneur de Puycornet, hommage à l'évêque de Cahors  pour la vicomté de Calvignac. " ( Arch. Lot F 368 )
" En 1422 , Jean de Caussade ou de Puycornet  fait  une donation à l'abbaye de Marcilhac pour le repos de l'âme de son père Raymond, et de sa mère Marguerite de Comminges (Arch.Lot, F. 259).
Nous pensons que Jean de Caussade que nous trouvons en1450, menacé d'excommunication pour avoir pris des biens appartenant à la prieure de Lissac (F 258) et qui prit en 1466 le parti du comte d'Armagnac et fut arrêté par le sénéchal pour  avoir hésité à prêter au  roi le serment de fidélité  est un fils ou petit-fils du précédent " (Lacoste, III, 426) 
(Monographies des paroisses de la région Vers-Lot-Célé ; Chanoine Edmond ALBE)
" Les consuls de Cajarc avaient, au nom de la communauté, des terres de pacages qu'ils exploitaient, soit en y faisant élever des troupeaux , soit en vendant les herbages, soit en donnant à cens. Ils font même plus qu'arrenter les biens ; ils en vendent (1468 : vente à Madame de Puycornet de " la terre vendorge " du côté de Saint-Chels, au delà de Sassanat ) Reg. De 1462 et suiv., f.147. "
(Monographies des paroisses de la région Vers-Lot-Célé ; Chanoine Edmond ALBE)
" Jehan  1er  de Caussade, baron de Puycornet, vicomte de Calvignac et de Larnagol, fils de Raymond III de Caussade et de Marguerite de Comminges, épouse Marguerite de Castelnau-Bretenoux. Il se montre le digne petit fils du Sire de Puycornet pour la défense de la province.
Par acte passé au château de Larnagol, le  6  mai  1422, en présence de François Bernard de Courssac, chantre au monastère de Marcilhac, il fonda dans l'église abbatiale, un obit de trois messes hautes. L'un le vendredi après l'octave de la Toussaint pour  son  père , le deuxième le vendredi  avant le dimanche de la Passion pour sa mère et le troisième le vendredi avant  l'Ascension  pour ceux de qui il a hérité.Pour la réalisation de cet obit une rente de trois setiers de froment  devait être perçu en argent. Parmi les témoins de cet  acte, figure un Jean  del Camp. prêtre du lieu de Larnagol. (Lacoste. III. 369 . Arch. Lot F.259 .Albe, notes de Marcilhac . Bul. S.E.L. XXVI.113.)
" C'est ce même Jean de Calciat (Caussade) Chevalier, seigneur de Puycornet de Larnagol et de Calvignac qui avec d'autres laïques du diocèse de Cahors, furent condamnés en 1450 par censures ecclésiastiques suivant une bulle du pape Nicola V à restituer des biens qu'ils possédaient au préjudice de la prieuré de Lissac. L'abbé d'Aurillac et l'official de Rodez étaient chargés de procéder à cette restitution.
( Arch. Lot )
" D'après  Lacoste, la terre de Larnagol serait passée  vers le milieu du XVème siècle, de la maison  de Puycornet dans celle de Labéraudie. En fait il n'en est  rien comme  nous le verrons plus loin. Lacoste a été induit en erreur par un acte de fondation d'obit en 1472 dans l'église de l'abbaye de Marcilhac par  Marguerite de Castelnau, Dame du château et du lieu de Larnagol. Elle demande à être ensevelie dans la chapelle Notre-Dame, et elle fait don au couvant d'une chape de drap d'or et d'une somme de 400 livres. Or dans cet acte Marguerite de Castelnau  y est qualifiée de  veuve du seigneur de  Cessac. En effet elle avait épousé en secondes  noces un membre de cette famille et elle était devenue veuve vers 1466. En admettant que la donatrice ait pu être à la  fois Dame de Larnagol et épouse ou veuve du seigneur de Cessac il  ne s'ensuit pas forcément que la terre de Larnagol soit passée dans la maison de Labéraudie et ce qui prouve qu'il n'en a pas été ainsi, c'est que  Jean II de Caussade , fils de Marguerite de Castelnau,qui avait épousé en 1460 (le 2 février )  Galliènede Pierrefort eut  un fils aîné qui se qualifia de baron de Puycornet seigneur de Fumel et de Larnagol, vicomte de Calvignac, dans les pièces d'un procès qu'il eut à soutenir en  1494 devant le Parlement de Toulouse. La terre de Larnagol et de Calvignac était donc restée dans la famille de Caussade.La suite va nous le confirmer.(Lacoste III.434 De Montque. 37. Albe et Vire  L'Hébrardie.  Marcilhac.55 )
Du mariage de Jean II de Caussade, avec Galliène de Pierrefort  naquirent  Maturin de Caussade, chevalier, seigneur de Puycornet et de Larnagol, vicomte de Calvignac ; Pierre de Caussade, chevalier ;Raymond IV de Caussade, baron de Puycornet, Larnagol, Tréjouls,Crégols, vicomte de Calvignac, qui tous moururent sans héritiers.
Une fille, Catherine, releva le nom, en épousant le  4 mai  1483  Guillaume de Stuer, seigneur de Tonnains, dessous  St Mégrin. Catherine devint ainsi, vicomtesse de Calvignac, Dame de Puycornet et de  Larnagol en Quercy et leurs enfants devaient prendre le nom et les armes de Caussade. (Arch. Lot F. 368 )
" En 1503,  Raymond III de Caussade hommage au roi et dénombre les places de Puycornet, Calvignac, Crégols, Berganty, Larnagol, St Chels, la coseignerie de Fumel, de Belfort, de Ferrières, de Durfort (Bibl. Cahors, papiers Greil 138, f. 19v). En 1540 ou 1543, Jean de Caussade fait de même mais il  précise que Calvignac est tenu en hommage de l'évêque (ibidem 122, f. 2v).
" En  1547, l'archiprêtre de Cajarc Jean de Balaguier consentait à la désunion et Seuzac était conféré à l'abbé de Marcilhac Jean d'Hébrard. Puis de nouveau et définitivement l'union fut reprise. "
(Monographies des paroisses de la région Vers-Lot-Célé ; Chanoine Edmond ALBE) ------------------------  Retour au plan

VENTE  AU  SIEUR  GIRES   D'ADINE de AUTESERRE.

Le petit fils de Catherine, vicomtesse de Calvignac, et de Guillaume Stuer, Messire Louis de Stuer de Caussade  chevalier de l'ordre du roi, vicomte de Calvignac seigneur et barom de Tonneins  Montbrun, Grapeloup  Villeter  Lagénigère  Puycornet, St Magrin et autres lieux,donné par acte du 3 septembre 1579 passé au château de St Magrin en Saintonge par devant Massauld notaire royal, procuration à  Maitre André Galiet, secrétaire, et à Jean de Romps, son argentier de comparaitre pour vendre, engager aliener et transporter au  seigneur de  Adine du lieu de Cahors les terres de la vicomté de  Calvignac et de  Larnagol, appartenances et dépendances pour la  somme de 6660 isens et 2/3 d'escu  sol à la charge de pouvoir racheter  les dites terres et seigneries de Calvignac  pour semblable somme dans  12ans  ou  pendant (yceulx).
L'acte de vente à Cahors le 10 octobre 1579 devant Sabrery   notaire royal en faveur du sieur Gires d'Adine seigneur d'Auteserre  et bourgeois de Cahors. ( Arch. Lot F 293 ) . Pendant combien d'années  la seignerie de Larnagol  resta-t-elle aux  d'Adine d'Auteserre ? Comment  passat-elle ensuite dans la maison de Cazillac ? ; faute de documents nous  ne pouvons donner une réponse précise à ces deux questions. Pourtant il est nécéssaire de constater que cette dernière  maison  possèdait des biens considérables dès le  XIVème et  XVème siècle dans la région de Larnagol et notamment de Livernon puisque à cette époque des membres de cette famille se titraient de baron de Livernon. ( Arch. Municipales Fonds Greil. 220)
En  1579, messire Louis de Caussade , vicomte de Calvignac, seigneur de......Saint-Maigrin, vendait à réméré,  pour 12 ans (6666 écud d'or et 2/3), à Giron  Dadines, sieur d'Hauteserre, les terres de Calvignac et de Larnagol, du moins les rentes qui se levaient sur ces terres (Ar. Lot F 293) mais il dut les racheter  à  l'échéance.  Lacoste (III, 434 ) pense que la terre de Larnagol était passée de la maison de Puycornet dans celle de Beraldi (Cessac, Cazillac) dès  1472 ; les actes ci-dessus de 1503,  1543,  1579  prouvent le contraire. Les seigneurs de Calvignac restaient  seigneurs de Larnagol, et les seigneurs de Calvignac sont encore quelque  temps les sires du baron de Puycornet. Lacoste a dû faire une erreur  de date. "
(Monographies des paroisses de la région Vers-Lot-Célé ; Chanoine Edmond ALBE)  ---------------------  Retour au plan

LARNAGOL  A  LA  MAISON  de CAZILLAC.

" En 1624, (note Champeval) on trouve Charles de Cazillac, baron de Cessac, avec le titre de vicomte de Larnagol et Calvignac. Le baron avait dû en faire l'acquisition des héritiers de l'évêque  Antoine d'Hébrard de Saint-Sulpice, qui dit avoir acquis cette seignerie, comme d'ailleurs celle de Puycornet (qu'il légua à son neveu Pons de Lauzières-Thémines). Il paraît, d'après M. Cabié (Guerres de religion dans le S.O.,p. 831) qu'il avait eu  Calvignac et ses dépendances lors du règlement de la succession  de son frère Bertrand ; mais nous ne savons pas comment celui-ci  était devenu vicomte.
Quoi qu'il en soit, en 1638, messire François de Cazillac, baron de Cessac, fils de Charles, vendait la vicomté et ses dépendances  (Cornus, St-Martin-Labouval, La Toulzanie, LeCayre, etc) à  messire  Charles de la Tour de Gouvernet,  seigneurde Cénevières, et la terre de Larnagol à M. de Laporte,de Figeac. On voit par cet acte ce que devaient payer les habitants en blé, gélines, cire, manoeuvres, et pour le fouage. Calvignac  était vendu   60750  livres  (Bibl. de Cahors, papiers  Greil, 220)."
(Monographies des paroisses de la région Vers-Lot-Célé ; Chanoine Edmond ALBE)

" Famille de Cessac - En 1630, le seigneur de Cessac était  seigneur de Larnagol. La rente était additionnée à celle de Calvignac et de la seigneurie de Saint-Chels. Dîme inféodée: 400 livres (A. Lot, F. 84 )
Famille de Laporte - Le 10 mars 1667, messire Pierre de Laporte faisait le dénombrement de la seignerie de Larnagol acquise avec toute justice haute moyenne et basse et comprenant les paroisses de Saint-Chels et de Seuzac. " Il y a deux chastaux  fort vieux et ruinés  situés dans le lieu de Larnagol avec écurie et patus, four banal et port, droit de péage sur le Lot - rente annuelle et foncière- terres  et prés en la combe de Laval, etc "... "
(Monographies des paroisses de la région Vers-Lot-Célé ; Chanoine Edmond ALBE)
" La seigneurie de Saint-Chels : Elle était   rattachée à  la seigneurie de Larnagol et appartient par suite aux  mêmes familles de Calvignac, Puycornet, Cessac. Un état de 1631  porte: " Le sieur de Cessac ( c'était messire Fois de Cazillac,baronde Cessac, vicomte de Calvignac, seigneur de Larnagol ) en est seigneur et le revenu est compris avec celui de Larnagol. Le sieur  Méja, jugede Marcilhac a un tènement noble et seigneurial appelé du Rostat (ou Durestat, en la commune de Marcilhac, mais plus près de S. Chels), et vaut 100 livres. La dîme est à 11. Elle vaut au célérier  de Marcilhac compris le quart du curé (lequel dépend de l'abbé,avec l'investiture de Cahors), 50 charges de blé par tiers (froment,seigle, baillarge). Il y a  25 feus. "(Arch. Lot F 84) "
(Monographies des paroisses de la région Vers-Lot-Célé ; Chanoine Edmond ALBE)
" Les protestants de Cajarc prirent part au mouvement insurrectionnel de 1621, sans motif  personnel. Les horreurs de la guerre  se déchaînèrent de nouveau. Cajarc en souffrit peu  directement, les combats n'ayant pas lieu près de cette ville, mais les ravages  furent causés dans la campagne par les troupes des deux  partis. Nous  citerons la déposition d'un praticien du lieu, Mérit  Domergue,qui déclara dans une enquête conduite " pour estre informé de non jouissance des fruits des bénéfices du diocèse: a dit estre véritable qu'au commencement de l'année  1622, le sieur duc de Sully et son fils compte [sic] d'Ourvalayant  prises les armes  contre le roy, il auroit  mis de grandes et fortes  garnisons aux villes de Figeac, Cajarc,  Cadenac,  Cardalhiac, et Mgr le  mareschal de Thémines en auroit  mises dans les lieux circonvoisins, lesquels.....courans les ungs sur les autres avoient enlevé tout les bestial de labouraige, de sorte que, cinq ou six  lieues à laronde avoient esté  entièrement desgarnies ; à cause de quoy, et parce que, aussy, les garnisons de l'armée du roy conduitte par  Mgr le maréchal auroit consumé (et) mangé les  fruits excreus et pendentz aux terres, ledit pays auroit demeuré la plus part en friche et n'ont les bénéficiaires quasy  rien  récolté des années 1622 et 1623, des environs desdites villes de Figeac, Cajarc, Cardaillac et Cadenac, qui font un quatrième du diocèse de Cahors ".
François Le Franc, sieur Dellard, gendarme de la Cie d'ordonnance de mgr le mareschal de Thémines fait une déposition analogue. De même Jean de Domergue, écuyer et capitaine d'une  Cie de gens de pied du régiment de Vaillac (Procés-verbal du 9 septembre 1623, Arch. Nat. ,G- 1257, n°87 et 88) . Les rebelles, de leur côté, " auroient couru et picoré, bruslant, piliant, saccageant, et enlevant le bestial de labouraige des bourgs et  villages du Haut Quercy. "
La peste vint bientôt augmenter la misère, elle fit de grands ravages, surtout en  1628  et  1631. "
(Monographies des paroisses de la région Vers-Lot-Célé ; Chanoine Edmond ALBE)  -------------------------------  Retour au plan

PASSAGE  A  LA  FAMILLE  de LAPORTE.

Par acte du  16  décembre  1638,  passé au château  de Cénevières en Quercy  par devant Maitre Jacques Domergue  notaire royal de Cajarc, Jean Castellon  notaire royal de  Larroque Toirac et  de Larnagol, Gabriel  Lavastion  ( Lavastrou ? ) notaire royal de Larroque toirac, Messire  François de Cazillac, de  Sessac, chevalier  gentilhomme ordinaire de la chambre du  Roy seigneur et baron de  Sessac Pélissy, Larnagol, Uilhars ? et Noailhes et autrs places, vicomte de Calvignac et autres lieux, vend  à  noble Pierre de la Porte, habitant de la ville de Figeac en Quercy la seignerie de Larnagol et tout ce qui en dépend. ( Arch.Muni.Fonds Greil 220 )
La même année, noble Pierre de la Porte, hommage à l'évêque de Cahors pour Larnagol. Jusqu'à la révolution les de la Porte possédèrent la dite  seigneurie.  ( Arch. Lot B. 194 )

" En 1756,  Alexandre-Et.  De Laporte, conseiller  honor. En la cour des Aides de Montauban se plaignait qu'on dévastât  les montagnes de Larnagol pour faire du fumier avec le buis qui en est  le  principal  produit.( Ar. Aveyron, B 151 ). "
(Monographies des paroisses de la région Vers-Lot-Célé ; Chanoine Edmond ALBE)   ----------------------------- Retour au plan


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