__Fifi-Larna édit.de la Trincade______________________ La page personnelle d'André Fizames__________________

VOUS  PROPOSE : .................................... Une page  d'histoire
 

LES SEIGNEURS ET BARONS DE LARNAGOL
De 1638 à la Révolution


* Pierre de Laporte (né vers 1590 ) achète la seigneurie de Larnagol le 16 décembre 1638
« Vente par François de Cazilhac de Cessac, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, baron dudit lieu, seigneur de Cessac, Pelozy, Larnagol, Milhars, Noelhert, Allérac et autres places, vicomte de Calvinhac en faveur de Charles de La Tour seigneur de Gouvernet, Chaunac, Chastillon et autres places, vicomte de Gaiphié, marquis de Cénevières, sénéchal du Valentinois et Diois et à Pierre De La Porte, habitant de Figeac
1° au seigneur de Gouvernet : la vicomté de Calvinhac et rentes en dépendant moyennant 60750 livres ; avec pacte que de La Porte acquéreur de Larnagol ne pourra édifier ni bâtir aucun moulin sur la rivière d’Olt ni sur autre ruisseau, ni moulins à vent dans sa terre, privilège appartenant en seul au vicomte de Calvinhac – aussi le droit de pêche sur la rivière d’Olt appartiendra d’un côté au seigneur de Larnagol et d’autre au seigneur de Calvinhac et
autres réserves.
2° au seigneur de La Porte la seigneurie de Larnagol et Seuzac avec dépendances avec toute justice, consistant en un château ruiné, granges appelée Lesquerie ( ou Lisouderay ?)et patus joignant, un four banier, port et péage, rente, droit de fouage sur les habitants, la métairie de Salcines (Salèmes ? ), autre métairie de Premiac (ne comprenant pas de bâtiment), rente et devois de St Chels, Salernes, Carbonnié et annexes moyennant 51750 livres ;
plus pour St Chels et dépendances 10500 livres. Etienne Sudre, notaire – Larnagol et dépendances entièrement payé 31 janvier 1645 »
(doc. Mr Subes ; par Mr Duguerny, archiviste )
[ Vente de la vicomté de Calvignac et de la seigneurie de Larnagol par François de Cazilhac de Cessac à de Latour et à Pierre Laporte, le 16 décembre 1638 (Notaires J. Domergues à Cajarc, J. Casteljou à Larnagol, G. Labastrou à Toirac ). Copie de l’original faite par Domergue, notaire royal de Cajarc, le 22 décembre 1657. Fonds Greil, n° 220, Fonds Ancien à Cahors. Transcription André Salvage.]
Pierre de Laporte se marie le 15 février 1643 avec Elizabeth de Saunhiac de Belcastel
Le couple a certainement, vu les registres B.M.S de Larnagol, 7 enfants : ( microfiches E 1 / 5 et 6 )
-- Marie née le 7 mai 1644
-- Etienne né le 4 octobre 1645
-- Marie née le 13 octobre 1646
-- Henri né le 19 février 1648
-- Cécile née le 26 mai 1649
-- Félix né le 2 septembre 1650 (ou 1651 ?)
-- Joseph né le 13 mai 1654
Pierre de Laporte est lieutenant général civil et criminel de la Sénéchaussée dès 1639 (Thonnat George, Documents généalogiques et historiques sur les familles nobles ou notables du Haut-Quercy, Cahors, 1977, page 339 )
« Le dénombrement de ses biens nobles comprenait : … la baronnie de Larnagol avec toute justice, haute moyenne et basse … les paroisses de Saint Chels et de Seuzac qui dépendent de la baronnie avec toute justice haute, moyenne et basse … deux châteaux forts, patus, tour et dépendances situées dans le dit lieu de Larnagol avec four banal, port, divers près … une métairie à Prémiac .. et une métairie appelée de Salèmes ». (Dénombrement de
Larnagol par Pierre de Laporte , le 10 mars 1667 . A.D. Lot , sous la cote B 194. )
Pierre de Laporte décéde , à Larnagol, le 29 mai 1668 ; il a été enseveli dans la chapelle de l’église (Arch. Larnagol , microfiche E 1 / 3 )

* Félix de Laporte seigneur de Larnagol à partir de 1668 ( Dans un acte de 1667 où il est parrain , il est nommé seigneur de Salèmes ) ; il est encore seigneur de Larnagol dans un acte de 1683
Il épouse vers 1668 Marie de Viguier de Soulhols , fille de Jean de Viguier, seigneur de Soulhols et de Ginietz, président de la cour des Aides et financier de Guyenne ( De La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse. A. D. du Lot : F 449 ) ; (est-ce le père de cette dernière qui meurt à Larnagol le 9 juin 1685 ? .. « .. mourut dans le château de Larnagol noble Jeanne (-eugenie) de Soulhery ? président en la cour des aydes … il fut enseveli dans la
chapelle de notre Dame de l’église St Pierre de Larnagol » (Arch. Larnagol :microfiche E 1 / 9)
Le couple Félix de Laporte, Marie de Vignier de Soulhols a , je supose 3 ou 4 enfants.

Jean né vers 1670
Antoine Joseph né le 5 septembre 1683 , chevalier de Larnagol et capitaine d’infanterie
(Marie) Marguerite née le 17 novembre 1685
Marie Madeleine ? qui épouse, le 17 juin 1709 , Jean Joseph de Comeli , coseigneur de Cambouli Cambes et Boussac, seigneur de Canse Perdix ? et autres lieux habitant de Camboulie …
( les parents de Marie Madeleine ne sont pas indiqués dans cet acte ; mais est présent son frère Antoine d’où la supposition qu’il s’agit d’une fille de Félix de Laporte et Marie de Vignier de Soulhols ) ( microfiche E 2 / 2 )
[Autre interrogation : dans l’acte de naissance de Marguerite du 17 novembre 1685 elle est portée fille « de Messire Estienne ? de Laporte seigneur de Larnagol , et Dame Marie de Soulholy …. » ; microfiche E 1 / 9 ) ]
Félix de Laporte est reçu chevalier d’honneur en la cour des Aides de Montauban le 4 mars 1709

* Jean de Laporte seigneur de Larnagol à partir de ? ( il est indiqué « seigneur de Larnagol » en1709,lors du mariage de Marie Madeleine de Laporte avec Jean Joseph de Comeli ) ( voir ci-dessus )
Il épouse Marie Foy Le Blanc , fille du seigneur de Trespoux , le 4 mars 1709
Il est nommé chevalier d’honneur en la cour des Aides de Montauban
Le couple a certainement 4 enfants

Marguerite née vers 1717
Etienne Alexandre né le 3 août 1722
Jean Joseph
Joseph Antoine
Jean de Laporte décéde le 15 décembre 1729 (doc. J. Subes ) « C’est sans doute sous son autorité que fut reconstruit le château de Larnagol. La date de 1711 gravée sur le linteau de la porte d’entrée laisse à penser que le chantier débuta quelques années auparavant. Mais les registres notariés restent muets sur le sujet, excepté pour les années 1722 et 1725 qui ont livré deux baux à prix … » (Etude archéologique de Valérie Rousset pour Mr J. Subes )

* Etienne Alexandre de Laporte seigneur de Larnagol certainement à partir de 1729 ( décès de son père ) ; mais il n’a que 7 ans ! Qui porte le titre de « seigneur de Larnagol » pendant cette période ?
Il épouse Marie Josephe de Sancron de Saint Hubert
Le couple a 2 enfants

Jeanne Sylvestre née le 18 février 1755
Marguerite Françoise née vers 1760 (décédée en 1837 ) qui épouse vers 1781 « .. Trophine François Pierre des Seguine de la Tour, marquis de Reyniès, du ? – coseigneur avec le roi de la ville de Marvejols en Gévaudan, seigneur du Chira-- ? et autres places » ; le couple a un enfant Pierre né à Larnagol le 5 juin 1782.
Etienne Alexandre de Laporte est aussi chevalier d’honneur en la cour des Aides de Montauban
« La déclaration des bien nobles qu’il fit peu après 1783 porte entre autres possessions sur un château et manoir seigneurial composé de bâtiments, écurie, caves, tour et pigeonnier avec une très petite cour et pointarse ( ? ) des jardins pour la consommation de la maison et point des vergers. » (Etude archéologique de Valérie Rousset pour Mr J. Subes )
Il est certainement encore seigneur de Larnagol jusqu’à la révolution de 1789 !


LE CHATEAU DE LARNAGOL APRES LA REVOLUTION

D’après : Etude archéologique de Valérie Rousset pour Mr J. Subes
« Marguerite-Françoise épousa Etienne-François-Pierre Séguin de Reyniès. Ses biens s’étendaient en 1811 dans le bourg de Larnagol aux parcelles n° 1154 (maison - le château actuel – étable, grange et cour ), n° 1104 ( bouvier et patus – actuelle mairie et gîte rural ) et n° 1151 (étable) . Les terrasses et les jardins échelonnés sur le versant occidental de la cévenne et accessibles par un petit pontet franchissant la rue droite ( vraisemblablement depuis le
XVIII° siècle) étaient désormais exclus de la propriété. C’est son fils, François-Xavier Séguin, vicomte de Reyniès, qui vendit le château à Victor- Louis Benech habitant à Paris. A son décès le bien revint à sa sœur, épouse Sirand. Après partage successoral, Claudine-Louise Dupré, née Sirand, devint la propriétaire du château en 1864. (doc. Mr J. Subes ). Ce dernier fut acheté en 1869 par Antoine Bonhomme, agent d’affaire de Saint-Sauveur Lavallée
(Lot, canton de Labastide-Murat ), avec ses dépendances consistant en caves, étables, magnanerie, terrasses, jardins et bois ( A.D. Lot : 3 E 1157 / 7 )auxquelles étaient jointes plusieurs parcelles bâties et non bâties sur le bord opposé de la rue droite, sans doute préalablement acquises par les Sirand .
La mention d’une magnanerie apparaît ainsi en 1869 ; il n’est pas certain qu’elle ait reflété alors une industrie active mais plutôt passée comme semble l’attester l’enquête fiscale faite sur la commune en 1856 (A.D. Lot, non cotée ). En 1856, en effet, l’élevage du vers à soie n’est pas répertorié parmi les corps de métiers exercés à Larnagol. Il faut souligner par ailleurs, - et nous nous référons aux études réalisées sur le sujet par le chanoine Eugène Sol et Jacques Petit, que cette industrie qui s’étendait plus particulièrement au Bas-Quercy (région de Caussade ) s’éteignit en 1831 lorsque diverses maladies (la flacherie, la muscadine ou la pébrine ) décimèrent les vers à soie.
Antoine Bonhomme ne conserva que peu de temps la propriété qu’il revendit le 29 décembre 1870 à Henri Joachin de Saint-Camarand, ( acte de vente du 29 décembre 1870 , A.D. Lot , 3 E 1158 ) le temps pour lui de faire fructifier la valeur de ses biens fonciers. La vente ne concerna pas l’ancienne magnanerie, ni les terrasses adjacentes autrefois dépendantes du château qui furent acquises quelques jours auparavant par la commune ( acte de vente du 17 décembre 1870, Henri Pégourier, notaire à Gréalou ; A.D. Lot , 3 E 1150 / 6 : « … un bâtiment appelé Magnanerie avec petite cour et terrasse à l’aspect du midi, dépendant du château de Larnagol confrontant du nord, avec patus communal ou ancien champ de foire, du levant avec voie publique, du midi avec cour du château réservé par le vendeur et du couchant avec jardin en terrasse et hangar … » ). Un arrêté préfectoral avait entériné, en date du 19 septembre 1870 , la décision du conseil municipal (12 mai 1870. A.D. Lot ; 2 O 175 )concernant l’établissement en ces lieux de l’école et de la mairie. Au préalable un procès-verbal d’expertise ( A.D. Lot ; 2 O 175 )avait été dressé par Monsieur Vinel, maire de la commune en ces termes : … le bâtiment appelé magnanerie se compose d’une grande salle ayant 18 m 50 de long sur 10 m 50 de large à l’intérieur. Cette salle est éclairée par huit grandes croisées disposées symétriquement et pourvue de deux cheminées … une autre salle ayant 5 m 50 de long sur 4 m 50 de large éclairée par une grande croisée et pourvue d’une cheminée … un cabinet ayant 3 m 50 de long sur 3 m de large communiquant par une grande porte avec une petite terrasse située sur le devant .. Au-dessous des salles se trouvent de belles et vastes caves voûtées … Comme le précise un procès-verbal signé le 28 juillet 1891 par l’architecte Rodolosse et le maire de la commune Gustave Vinel, les travaux confiés à Louis Pezet de Salvagnac-Cajarc étaient déjà bien entamés. Trois ans plus tard, ils étaient achevés : charpente, planchers, mur de soutènement du jardin, voûtains des privés (latrines), portail d’entrée en pierre de taille de Gaillac, pose de plâtre à l’intérieur … avaient été refaits de neuf . (26 février 1895 ;  A.D. Lot ; 2 O 175 )
Un mois plus tard cependant, il fut décidé de bâtir dans la cave voûtée placée sous la salle de classe des filles, et ce après l’avis favorable de l’inspecteur d’Académie, une citerne alimentée par les eaux pluviales afin de se substituer à la fontaine publique coulant sur la rive droite du Lot et jugée trop éloignée ( 24 mars 1895 ; A.D. Lot ; 2 O 175 ).
Ce sont ces dernières dispositions que nous retrouvons dans l’analyse de la mairie actuelle.
De son côté, le château demeura la propriété d’Henri Joachin de Saint-Chamarand jusqu’en 1877 lorsque Jean Montagnac, agent d’affaire à Montcuq en fit l’acquisition. Par la suite ( on en ignore la date exacte ) Auguste Boudon, négociant à Cajarc, devint par adjudication sur expropriation le nouveau propriétaire. En 1887, Jean Gimbergues et sa sœur Marie , épouse Papadopoulo, acquirent la propriété. Celle-ci fut léguée en 1904 par Madame Papadopoulo à Marie-Louise Breil, habitant à Larnagol laissant l’usufruit à sa sœur Marie, veuve Servan.
En 1924, Raymond Subes, ferronnier d’art parisien acheta la château avec ses dépendances, terrasses, jardins et fontaines avec bassins, et bois. A sa mort en 1970, la nue propriété revint à ses trois enfants, laissant l’usufruit à sa seconde épouse Mathilde Mayodon-Berton. Jacques Subes, à qui appartient aujourd’hui l’ensemble, est à l’origine des recherches historiques et archéologiques présentes … »

Compléments :

* Le vicomte de Reynier vendit la terre ( et le château ) de Larnagol à M Benech le 4 septembre 1840 ; devant Me Mallet notaire à Montauban ( source : acte du jugement du 20 juin 1843 entre la commune de Larnagol et M Victor Benech au sujet des droit d’usage dans la forêt de Salèmes ; A.C. Larnagol N 2 )

* Dans l’acte d’achat du château par M Henri Joachin de Saint Chamarand le 29 décembre 1870 on trouve :
« Vente 70000 F ; M Antoine Bonhomme propriétaire et agent d’affaire demeurant à St Sauveur Lavallée canton de Labastide Murat lequel a par le présent vendu sous la garantie de tous troubles évictions et empêchement quelconque ; à M Henri Joachin de St Chamarand propriétaire rentier demeurant actuellement au château de Larnagol, et ci devant au château de Cadrieu …. L’entier domaine de Salèmes …un château avec ses dépendances … 1151 , 1153, 1154 section B … section F … M Bonhomme propriétaire pour le château et ses dépendances les ayant acquis de Jean Joseph Albert Duprès
inspecteur des finances et de dame Claudine Louise Léontine Sirand mariés demeurant à Paris ; acte du 24 septembre 1869 ….. »

* Dans le grand armorial de France ? :
DE LAPORTE. Voir DE LA PORTE ….. et à DE LA PORTE on trouve :
27.369.—(Quercy. – Olim : DE LA PORTE DE LARNAGOL. –Sgr, Baron dudit lieu. – Conseiller à la Cour des Aides de Montauban en 1733, comparant à Cahors en 1789 ). –D’az. à une croix de calvaire d’or, mouvante de la pte. De l’écu, soutenue par 2 poteaux aussi d’or posés en forme de chevrons et une chef de gue. Chargé d’un croissant d’argt posé entre 2 étoiles d’or. (Nouveau d’Hozier 272. – La Roque et Barthélemy).

* Sur le Web avec http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/arn/ en sélectionnant Larnagol :
1 L1071074 GARDES ANTOINE ; LOT ; LARNAGOL 1786/07/16 Leonore
2 L0929051 FALRET BAZILE ; LOT ; LARNAGOL 1794/04/19 Leonore
3 V/1/316 pièce 224 Provision d’office en faveur de BESSAC 1738/12/05 Prof.
4 V/1/418 pièce 207 Provision d’office en faveur de VINEL 1763/05/04 Prof.
5 V/1/333 pièce 173 Provision d’office en faveur de BESSAC 1742/05/12 Prof.
6 V/1/314 pièce 112 Provision d’office en faveur de DELAPORTE DE LARNAGOL 1738/02/28 Prof.

Ces documents sont au Centre Historique des Archives Nationales (Paris) où ils peuvent être consultés.


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